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La Convention de Minamata sur le mercure est un traité international conçu pour protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions anthropiques et les rejets de mercure et de composés du mercure. La Convention porte le nom de la ville japonaise de Minamata, symbolisant l’incident dévastateur que la ville a traversé en raison d’un empoisonnement au mercure. Cette convention est le résultat de trois (3) années de réunions et de négociations, adoptées par la suite par 140 pays le 19 janvier 2013 à Genève. Il est envisagé de renforcer la réduction de la pollution par le mercure provenant des activités ciblées responsables du rejet de mercure dans l’environnement immédiat.

L’Ouganda est signataire de la Convention de Minamata mais ne l’a pas encore ratifié. Positivement, certaines actions sont menées au niveau national pour lutter contre la pollution par le mercure. Par exemple, l’Autorité nationale de gestion de l’environnement (NEMA) met en œuvre un projet de développement de la Convention de Minamata sur l’évaluation initiale du mercure en Afrique. La Convention de Minamata tout en fournissant aux principales parties prenantes nationales les connaissances scientifiques et techniques et les outils nécessaires pour soutenir la ratification de la Convention. En raison de la faible législation sur la pollution, l’Ouganda risque d’aggraver les niveaux de pollution par les métaux lourds. La présence accrue de métaux lourds a été constatée dans le lac   Victoria,   avec des concentrations de métaux lourds. Les sources étant des déchets  industriels et   domestiques    ainsi   que les   petites   aurifères  activités minières qui continuent à utiliser le mercure.  Il convient de noter que la ratification rapide de la Convention de Minamata sur le mercure offre à la communauté internationale l’occasion de s’attaquer à ce problème avant qu’il ne s’aggrave en contribuant à la réduction de la pollution mercurielle par les activités humaines responsables des rejets de mercure les plus importants.

Selon le PNUE, les rejets de mercure provenant de l’Artisanal et de l’extraction à petite échelle de l’or (ASGM) sont estimés à environ 1400 tonnes / an. Au niveau national, NEMA estime les rejets annuels totaux de mercure dans la société à 26,4 tonnes / an avec de fortes concentrations dans l’air, l’eau et la terre. Les stocks actuels de mercure comprennent la production de ciment, l’incinération de déchets dangereux, les produits cosmétiques importés et les produits connexes ainsi que les obturations d’amalgames dentaires au mercure. Il convient de noter que le mercure utilisé pour l’amalgamation de l’or est en grande partie introduit en contrebande en Ouganda et fourni par des acheteurs d’or à des mineurs artisanaux à petite échelle dans tout le pays. Myriade par la multiplicité des conventions, la complicité du secteur minier couplée avec des informations limitées sur l’ASGM, l’Ouganda risque des risques sanitaires aigus liés à la pollution par les métaux lourds tels que le mercure.

Cependant, des mesures sont prises pour résoudre ce problème connexe. L’une de ces étapes est le développement de la stratégie de communication sur l’  évaluation initiale du mercure pour l’Ouganda. Mais, pour que la stratégie profite au pays, elle devrait être liée à la Vision 2040 afin de parvenir à une économie plus employable et productive pour une productivité accrue.

Lutter contre la pollution par le mercure devrait être holistique et suivre une approche intégrée lorsque les problèmes liés à l’approvisionnement et au commerce du mercure doivent être traités en premier.

(é) EMLI Bwaise

Source-IPEN

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