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Une mission du Service de Coopération et d’Action Culturelle de l’Ambassade de France au Togo (SCAC) conduite par Morgan Rohel, chargé de mission au SCAC, s’est rendue le 12 septembre dernier sur les sites de Galangachi et de Gando-Namonni ( région des savanes) pour le suivi et l’évaluation de la vulgarisation de la meule casamançaise en faveur des femmes carbonisatrices du milieu. Ce projet financé en effet, par le SCAC et mis en œuvre par le Réseau Femmes et Développement des Savanes REFED/S, devait permettre aux bénéficiaires de tourner la page de la carbonisation avec la meule traditionnelle peu avantageuse en termes de rendement, mais aussi destructrice de l’environnement. Ainsi donc, que ce soit à Galangachi ou l’équipe a eu sa première rencontre avec les groupements Afiemaadima, Polotib, Kadjitéri et Kouakou ; ou à Gando où elle a été accueillie par le groupement Sawari, la satisfaction exprimée par les femmes quant à l’utilisation de la nouvelle méthode était conforme.
‘’ Avec la meule traditionnelle, nous étions condamnées à une prise systématique de médicaments parce que les travaux étaient pénibles. On avait des problèmes respiratoires dus à l’inhalation de la fumée et d’autres gaz rejetés par cette meule, sans oublier qu’elle était à l’origine de plusieurs incendies du fait de la non maitrise du feu qui pouvait s’échapper des multiples fissurations. Tous ces problèmes ont été résolus avec la meule casamançaise qui nous est plus bénéfique, non seulement en termes de bois utilisé pour la carbonisation, mais aussi et surtout en ce qui concerne les revenus issus de cette activité qui nous permettent désormais de subvenir aux besoins de nos enfants’’.

Telle était la majorité des réponses données au chargé de mission du SCAC lorsqu’il s’agissait de faire la différence entre l’ancien et le nouveau système de carbonisation. Elles ont sur ce fait, exprimé leur reconnaissance au projet piloté par Issoyotou Kabissa, Coordinatrice du REFED/S, pour leur avoir permis de savoir que le reboisement est une nécessité qui s’impose.
L’équipe a eu droit à un sketch illustrant la revalorisation du charbon grâce à l’utilisation de la meule casamançaise et les retombées positives qu’elle engendre aux familles.

Elle a en outre, été conduite sur un site où était installé une meule pour observer les gros morceaux de charbon de bois issus de l’expérimentation de cette nouvelle méthode qui présente deux fois plus en quantité et en qualité le rendement autrefois obtenu de la meule traditionnelle.
Pour sa part, Morgan Rohel a vivement convié ces bonnes dames à reboiser des arbres qui produisent vite pour accompagner leur activité. Aussi, les a-t- il exhorté à épargner de l’argent venant de la carbonisation à la meule casamançaise pour développer d’autres AGR, puisque l’intérêt du projet n’est pas de donner de l’argent liquide aux bénéficiaires, mais de leur fournir les moyens pour leur permettre de se faire de l’argent. L’accès difficile des femmes à la terre dans ce milieu constitue un handicap majeur pour celles-ci pour reboiser autant qu’elles veulent, a relaté Issoyotou Kabissa.
De cette mission, la délégation du SCAC est repartie satisfaite au vu des résultats obtenus sur le terrain et de l’appréciation recueillie des bénéficiaires sur le produit.
Pour rappel, la promotion de la meule casamançaise dans cette région du pays par le REFED/S depuis le mois de juin 2018, a un double objectif : amener principalement les femmes carbonisatrices à déboiser moins dans la fabrication du charbon de bois d’une part, et les faire gagner plus d’argent avec cette nouvelle technique qui leur permettra d’avoir un produit fini de qualité et en quantité d’autre part.

La rédaction

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