C’est un premier pari gagné par la Fondation Konrad Adenauer (FKA) dans son perpétuel combat de faire de l’égalité entre l’homme et la femme une réalité. Réunis du 20 au 21 février dernier lors d’un atelier à l’hôtel Berceau de Notsè, ville à 91 km au nord de Lomé, les chefs traditionnels et des communautés des zones pilotes du projet EWOH 2, « Un seul monde sans faim-Droits de la femme à la terre » de la FKA, soit les régions Maritime-Est et de la Kara ont procédé à l’adoption et à la signature de la charte communautaire pour le droit de la femme à la terre, une lutte de longue date en Afrique subsaharienne et précisément au Togo.

Touché en effet par le phénomène de discrimination à l’égard de la femme en matière du droit à la propriété foncière, le Togo malgré les textes légaux dont il est signataire n’arrive toujours pas à trouver les solutions idoines à cette problématique qui ne cesse de diviser les familles. «  La charte foncière communautaire » est inspirée d’expériences pratiques d’ici et d’ailleurs pour gérer les conflits liés à l’accès de la femme à la terre.

Comme l’indique le nom du projet, « Un seul monde sans faim-Droits de la femme à la terre », il s’agit en réalité de lutter contre la famine et la pauvreté en permettant aux femmes d’accéder à la terre, elles qui sont reconnues constituer plus de la moitié de la population qui permette à l’agriculture de rester un secteur à fort taux de création de richesse ; sans oublier qu’elles jouent également un rôle essentiel dans l’alimentation et la nutrition de chaque personne jusqu’à l’âge adulte. Cette charte garantit donc l’égalité dans la succession et le partage de l’héritage, l’égalité des chances et de l’équité, la justice sociale, la sécurisation de l’usage de la terre par la femme et l’autonomisation de la femme.

Dans le but d’amener les leaders traditionnels à mieux s’engager et à promouvoir ladite charte, le document produit leur a été au préalable soumis pour des analyses et amendements depuis le mois de novembre 2017. C’est donc à l’issue de cet exercice qu’ils se sont retrouvés de nouveau à l’atelier de Notsè pour la cérémonie d’adoption et de signature intervenue à la satisfaction de tous et sous les yeux d’autres partenaires, notamment des représentants des ministères de l’Urbanisme et de l’Habitat, de l’Agriculture, de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales et enfin, de l’Action Sociale et de la Promotion de la Femme sans oublier les organisations de la société civile , tous venus appuyer le projet à travers des communications. Même si n’ayant aucune valeur juridique et sans mesure contraignante, la charte engage la vingtaine de chefs traditionnels, garants des us et coutumes issus des zones de pilotage du projet, à désormais user de leur position de leaders pour sa promotion et sa mise en œuvre avec l’idée qu’elle est un guide de défense du droit de la femme à la terre au Togo.

Le grand défi qui s’impose dorénavant selon M. Maurice GBLODZRO, coordonnateur national de la FKA, sera de veiller à la réussite de la phase pratique de mise en œuvre de la charte dans les zones ciblées afin de pouvoir étendre le projet au reste des régions du Togo. Il compte également approcher un certain nombre d’acteurs dont les responsables religieux, des leaders politiques et aussi les parlementaires en vue d’une vulgarisation cohérente du document signé ; ce qui pourrait aider à son adoption à l’échelle nationale pour le bien des femmes et donc de la nation togolaise.

La rédaction."/>
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C’est un premier pari gagné par la Fondation Konrad Adenauer (FKA) dans son perpétuel combat de faire de l’égalité entre l’homme et la femme une réalité. Réunis du 20 au 21 février dernier lors d’un atelier à l’hôtel Berceau de Notsè, ville à 91 km au nord de Lomé, les chefs traditionnels et des communautés des zones pilotes du projet EWOH 2, « Un seul monde sans faim-Droits de la femme à la terre » de la FKA, soit les régions Maritime-Est et de la Kara ont procédé à l’adoption et à la signature de la charte communautaire pour le droit de la femme à la terre, une lutte de longue date en Afrique subsaharienne et précisément au Togo.

Touché en effet par le phénomène de discrimination à l’égard de la femme en matière du droit à la propriété foncière, le Togo malgré les textes légaux dont il est signataire n’arrive toujours pas à trouver les solutions idoines à cette problématique qui ne cesse de diviser les familles. «  La charte foncière communautaire » est inspirée d’expériences pratiques d’ici et d’ailleurs pour gérer les conflits liés à l’accès de la femme à la terre.

Comme l’indique le nom du projet, « Un seul monde sans faim-Droits de la femme à la terre », il s’agit en réalité de lutter contre la famine et la pauvreté en permettant aux femmes d’accéder à la terre, elles qui sont reconnues constituer plus de la moitié de la population qui permette à l’agriculture de rester un secteur à fort taux de création de richesse ; sans oublier qu’elles jouent également un rôle essentiel dans l’alimentation et la nutrition de chaque personne jusqu’à l’âge adulte. Cette charte garantit donc l’égalité dans la succession et le partage de l’héritage, l’égalité des chances et de l’équité, la justice sociale, la sécurisation de l’usage de la terre par la femme et l’autonomisation de la femme.

Dans le but d’amener les leaders traditionnels à mieux s’engager et à promouvoir ladite charte, le document produit leur a été au préalable soumis pour des analyses et amendements depuis le mois de novembre 2017. C’est donc à l’issue de cet exercice qu’ils se sont retrouvés de nouveau à l’atelier de Notsè pour la cérémonie d’adoption et de signature intervenue à la satisfaction de tous et sous les yeux d’autres partenaires, notamment des représentants des ministères de l’Urbanisme et de l’Habitat, de l’Agriculture, de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales et enfin, de l’Action Sociale et de la Promotion de la Femme sans oublier les organisations de la société civile , tous venus appuyer le projet à travers des communications. Même si n’ayant aucune valeur juridique et sans mesure contraignante, la charte engage la vingtaine de chefs traditionnels, garants des us et coutumes issus des zones de pilotage du projet, à désormais user de leur position de leaders pour sa promotion et sa mise en œuvre avec l’idée qu’elle est un guide de défense du droit de la femme à la terre au Togo.

Le grand défi qui s’impose dorénavant selon M. Maurice GBLODZRO, coordonnateur national de la FKA, sera de veiller à la réussite de la phase pratique de mise en œuvre de la charte dans les zones ciblées afin de pouvoir étendre le projet au reste des régions du Togo. Il compte également approcher un certain nombre d’acteurs dont les responsables religieux, des leaders politiques et aussi les parlementaires en vue d’une vulgarisation cohérente du document signé ; ce qui pourrait aider à son adoption à l’échelle nationale pour le bien des femmes et donc de la nation togolaise.

La rédaction.

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